le maire

Hommage aux victimes du terrorisme

Discours prononcé le 11 mars 2022

Mesdames, Messieurs les élus,
Madame, Monsieur,
Chers amis,

Tandis qu’une guerre éclate sur le continent européen pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, tandis que des millions de réfugiés sont sur les routes pour fuir les bombes et tandis que des hommes et des femmes prennent les armes dans des villes en ruine, nous nous retrouvons ici aujourd’hui pour rendre hommage aux victimes du terrorisme.

Car si jusqu’à présent la guerre était absente, lointaine, des bombes ont continué d’exploser ici et là en Europe, en France, à Paris. Elles ont ôté la vie à nombre de nos concitoyens, français et européens.

Lancées par des fanatiques, des extrémistes aveuglés par une religion qu’ils méconnaissent profondément, elles ont laissé orphelins nombre de nos enfants.

Le 11 mars 2004, à Madrid, dans le métro, retentissent les premières détonations. Près de 200 personnes perdent la vie, 1 900 sont blessées.

Le 19 mars 2012, à Toulouse et à Montauban, une série d’attaques cible des militaires, puis un enseignant et des enfants âgés de 3, 6 et 8 ans.

Le 7 janvier 2015, les équipes de Charlie Hebdo sont visées par des tirs de kalachnikov. Parmi les victimes, cinq dessinateurs emblématiques : Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski.

Dans les jours qui suivent, Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale de Montrouge est assassinée, puis quatre clients de l’hypercasher perdent la vie lors d’une prise d’otage.

Le 13 novembre 2015, la salle de concert du Bataclan est la cible d’une attaque sans commune mesure, les rues et les terrasses de Paris sont criblées par les rafales des armes (le Petit Cambodge, le Carillon, la Belle Equipe), et des détonations résonnent au stade de France. Nous comptons 131 morts et plus de 400 blessés.

Le 14 juillet 2016, soir de Fête nationale sur l’ensemble du territoire, 86 personnes perdent la vie fauchées par un camion sur la promenade des anglais.

Quelques jours plus tard, le 26 juillet, alors qu’il célèbre la messe dans l’église de SaintEtienne-du-Rouvrau, le père Hamel est sauvagement assassiné par 18 coups de couteau. 

Le 24 mars 2018, le Colonel Beltrame se substitue volontairement à un otage à Trèbes. Il n’en reviendra pas.

Le 16 octobre 2020 enfin, à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie, est assassiné à la sortie de son collège.

Nous nous souvenons tous de ce que nous faisions lorsque nous avons appris ces attaques. Nous nous souvenons comment notre quotidien a soudainement été interrompu, bousculé, suspendu par une notification sur notre smartphone, par un sms ou un appel d’un parent, par la voix d’un journaliste entendue à la télévision ou à la radio. Nous nous souvenons de l’effroi qui nous a alors saisi.

Ils s’appelaient Gabriel, Anne-Laure, Stéphane, Myriam, Samuel, Chloé, Emmanuel, Elodie, Nicolas, Precilia, Guillaume, Cécile, … Ils avaient la vie devant eux. Aujourd’hui,
nous ne les oublions pas et nous leur dédions toutes nos pensées.

Nous n’oublions pas non plus celles et ceux qui ont survécus, qui vivent encore chaque jour avec le poids des souvenirs, des traumatismes et des cicatrices, physiques comme psychologiques, ces plaies béantes, dont eux seuls connaissent la réelle douleur.

Nous l’avons dit et nous le réaffirmons aujourd’hui : à chaque attentat, à chaque attaque au couteau, à chaque bombe, c’est la nation, notre nation, toute entière qui est touchée. C’est notre pays, notre patrie, notre culture, notre mode de vie qui sont atteints en plein coeur, et nos concitoyens, nos parents et nos amis qui en sont les premières victimes.

A chaque attentat, nous nous sommes relevés, ensemble. C’est une réponse collective qui a été apportée car la nation est une et indivisible. J’ai encore en souvenir les manifestations de soutien à Charlie Hebdo, place de la République, en ce mois de janvier 2015. L’élan fraternel qui unissait cette foule rassemblée au coeur de Paris. Nous ne faisions plus qu’un face à la barbarie et c’est cela, le plus bel hommage que nous pouvons rendre à toutes les victimes et à leurs proches.

A Viry-Chatillon, une plaque mémorielle sera apposée ici-même dans les prochains pour se souvenir et honorer ces héros martyrs. Je vous remercie.

Vive la République.

Vive la France.

Coordonnées

Hôtel de ville
Place de la République
91170 Viry-Chatillon
01 69 12 62 12
accueil@viry-chatillon.fr


Horaires d'été
Du 18 juillet au 15 août, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 (fermeture le jeudi matin).

Mon interco