le maire

Cérémonie commémorative du 73e anniversaire de la libération de Viry-Chatillon

Discours prononcé le 24 août 2017

Monsieur le Conseiller départemental,
Mesdames, messieurs les élus, chers collègues
Messieurs les anciens combattants, messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs les membres des associations patriotiques,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,

Notre Histoire commune, celle de la France, est jalonnée de victoires mais aussi de défaites. Ces dernières, qui heurtent notre patriotisme, sont autant de leçons dont il nous a fallu tirer des enseignements. Aussi de la défaite de 1940 et de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie, est né un esprit qui marque aujourd'hui encore les fondements même de notre démocratie. Cet esprit de résistance avait tout d’abord pour seul but la libération de notre pays puis au lendemain de la guerre de créer une société plus solidaire.

Si nos alliés ont joué un rôle majeur il ne faut pas oublier que si le 24 août 1944 Viry-Châtillon recouvrait la liberté, ce fut aussi grâce au sacrifice de nombreux Résistants. Parmi eux, souvenons-nous des castelvirois qui auront tout sacrifié pour la liberté, comme Octave Longuet et son fils, André, qui furent fusillés par les soldats de la division Brehmer.
Souvenons-nous de ceux dont les actions d'espionnage, de renseignement parfois de sabotage permirent et facilitèrent le Débarquement de Normandie ou de Provence.
Ce 24 août 1944, si les castelvirois retrouvaient enfin le goût de la liberté n'oublions jamais et ayons une reconnaissance éternelle pour ces soldats venus de loin pour se battre pour une noble cause : les hommes naissent libres et égaux.
Combien d'entre eux payèrent de leur vie la défense de cet idéal ?

Le 24 août 1944, notre ville se pavoisait de nouveau des trois couleurs de notre pays, la France relevait la tête, Viry-Chatillon était libre.

73 ans plus tard, ces sacrifices auront-ils été vain ?
Chaque jour, nos médias nous relatent les horreurs commises par des criminels, qui sous couvert de religion, ont fait de la barbarie un dogme, imposant par la terreur et le sang leur croyance, exécutant ceux qui pensent autrement, déniant aux femmes les mêmes droits qu'aux hommes, lapidant, égorgeant, violant, tuant ceux qui ne seraient pas dans la norme, ceux qui ne seraient pas dans leur norme.
Pas d'amalgame, pas d'analogie, pas de comparaison diront certains, et pourtant, tout ce qui porte le sceau de l'extrémisme qu'il soit politique, religieux, philosophique diffère peut-être parfois sur le fond, la forme et les méthodes restent malheureusement les mêmes.
Et comme nos prédécesseurs, il nous revient de continuer à faire vivre l'esprit de la résistance en ne cédant pas à la facilité mais bien en refusant le diktat de certains.
Ce 24 août 1944, alors que notre ville se réveillait d'un cauchemar de plus de 5 ans, et qu'il faudra des années encore pour reconstruire la France, le plus important était acquis puisque la liberté avait repris ses droits.
Liberté de circuler sans que quelqu’un nous entrave, de penser et de l'exprimer sans aucune menace, de croire et de pratiquer sa religion, d'aimer aussi, sans distinction de couleur, de race ou de sexe.

Le droit de vivre libre tout simplement

Aujourd’hui, si la liberté nous semble acquise, elle doit être une lutte de tous les jours, pour que nous puissions à l'instar des castelvirois, libérer ce 24 aout 1944, la transmettre aux générations futures.
André Malraux disait « la liberté appartient à ceux qui l’ont conquise», elle est aussi la notre, elle est cet héritage transmis par les enfants de France dont le sang aura coulé pour que nous ayons l'incroyable chance de naître libre et égaux.
Alors, transmettons à nos enfants cet amour de la liberté, un amour que les castelvirois retrouvèrent un jeudi 24 août.

Vive la République,
Vive la France
Vive Viry-Châtillon.

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(service État civil)

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