le maire

72e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945

Discours prononcé le 8 mai 2017

Monsieur le Conseiller départemental,
Mesdames, messieurs les élus, chers collègues
Messieurs les anciens combattants, messieurs les porte drapeaux,
Mesdames, Messieurs les membres des associations patriotiques,
Mesdames, messieurs,
Chers amis,

Le 7 mai 1945, à 2 h 41, la reddition de l'armée allemande était signée à Reims, par le maréchal allemand Jodl, en présence des généraux américains Smith et Eisenhower, du général français Sevez et du général soviétique Sousloparov. Cette reddition indiquait que les combats devaient cesser le 8 mai à 23h01.
Le lendemain, un mardi, à Berlin, le Général de Lattre de Tassigny signait avec les alliés, au nom de la France, la capitulation de l’Allemagne nazie.
Ce jour-là, la France effaçait d’un simple paraphe la défaite de 1940 et l’esprit collaborationniste du régime de Vichy.

Aujourd’hui, alors que certains se plaisent à brouiller l’histoire, aimant à loisir confondre la France et ses nombreux résistants avec l’esprit collaborationniste de certains français qui avaient prêté allégeance avec le régime nazi, n’oublions jamais que dès le 18 juin 1940, la France par la voix du Général De Gaulle, appelait à la résistance et disait son refus et sa volonté de continuer le combat pour rendre à notre pays sa place au sein des grandes nations.
Ce 8 mai 1945 marquait la victoire des valeurs humanistes et démocratiques sur l’idéologie nazie, ce jour là des millions d’européens recouvraient la paix grâce au sacrifice souvent ultime de femmes et d’hommes qui auront tout donné au nom de valeurs auxquels nous tenons tous : la paix, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Au lendemain de cette journée historique, la France devait se reconstruire. Il fallait redonner au peuple de France, lui qui s’était tant divisé durant ces années de guerre, une vision commune.
Le dénominateur, le renouveau, s’incarna à travers le Conseil National de la Résistance qui, dès 1942, avait tracé les grandes lignes de la France libérée.
C’est sous la plume du CNR que naissait l’esprit de la solidarité collective porté aujourd’hui encore par notre système de sécurité sociale, qui nous permet à tous d’être soigné, de bénéficier, quand le sort s’abat sur nous, de prestations familiales, d’avoir une retraite et de tant d’autres choses.

Ces progrès sociaux, initiés, ne le cachons pas, par le Front populaire, trouvait ici un sens essentiel, loin des esprits partisans.

C’est de cette même philosophie que cinq plus tard, le 9 mai 1950, Robert Schuman appelait à la création d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier.
Une simple déclaration, un appel fondateur, qui des décennies plus tard a permis à l’Europe de s’unir et de connaître une paix durable.

Les plaies physiques et morales, que notre continent pansait tout juste, allaient trouver un écho au sein des peuples européens et répondaient au rêve hugolien «des États-Unis d’Europe».
Cette vision commune, portée par les vainqueurs et les vaincus de l’époque, aura permis aux générations suivantes, à la vôtre, à la nôtre, et aux suivantes de vivre 72 ans de paix durable.

Alors que nos amis britanniques ont choisi, l’an passé, un autre chemin, n’oublions pas que le sacrifice de ces millions d’européens aura ouvert le chemin de la paix sur notre continent et que loin de nous diviser, nous devons nous unir.
Oui, chers amis, j’en suis convaincu, si notre Europe doit probablement s’adapter aux réalités de notre société actuelle, qui a tant évoluée en plus de 70 ans, notre engagement doit être entier pour poursuivre l’idée de la communauté européenne. Nous le devons à ceux qui ont tout donné lors de la Seconde Guerre mondiale, ceux-là même qui n’aspiraient qu’à vivre, et nous devons le transmettre aux générations futures qui doivent avoir la chance, comme nous, de connaître la paix.

Victor Hugo, l’européen convaincu, écrivait : « Il faut allumer les grandes dates comme on allume les flambeaux ». Notre devoir est aujourd’hui de faire briller chaque 8 mai.
À travers le monde, l’actualité nous rappelle combien la paix est fragile, que des conflits emportent enfants, femmes, maris, disparaissant dans des attentats, des massacres, des bombardements ou simplement exécutés du fait de leur croyance, de leur conviction philosophique ou politique, chacune de ces victimes est une injure faite à la mémoire de ceux qui d’une façon ou d’une autre ont tout donné pour la Liberté des peuples.

Cette commémoration doit s’enraciner profondément dans le terreau de notre histoire commune : elle est l’expression de notre vigilance face aux tentatives de révision du passé, contre l’intolérance et elle marque notre profond attachement au respect de la personne humaine, au respect des droits des peuples et à notre amour de la Paix.

Plus que jamais cet instant qui nous rappelle cette victoire sur l’Allemagne nazie, sur son idéologie immonde et criminelle, doit aussi être un guide pour ne jamais accepter l’innommable. Jamais aujourd’hui le danger n’a été aussi grand d’accepter sur notre sol, ou ailleurs, la haine et le fanatisme comme une fatalité. Cette commémoration nous appelle à refuser toutes ces dérives, à lutter contre ces barbares.

Notre salut, il repose dans quatre mots : Liberté, égalité, fraternité et laïcité.

Aujourd’hui 8 mai 2017 est aussi un jour particulier, la France a choisi un nouveau président, c’est le choix souverain du peuple.
Il ne m’appartient pas de le commenter, de l’applaudir ou de le critiquer, il me revient simplement, humblement, de rappeler que nous avons eu cette chance de pouvoir décider démocratiquement de notre avenir commun.
Un droit que, j’en suis persuadé, les 70 millions de victimes de la barbarie nazie auraient aimé utiliser.
N’oublions jamais que la paix n’est pas un acquis mais un bien qui doit s’entretenir au jour le jour, et qu’il nous revient à nous, les héritiers de ce passé commun, de la sauvegarder.

Vive la paix !
Vive la République !
Vive la France !
Vive l’Europe !
Vive Viry-Chatillon !

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