Tribunes

Tribune de la majorité

"Quand on a bonne conscience, c'est Noël en permanence" Benjamin Franklin

Le mois de décembre est un moment propice pour dresser le bilan de l’année écoulée, pour prendre des résolutions, pour réfléchir à ce que nous nous étions engagés à faire et la façon d’y parvenir. Ce bilan, nous l’avons fait, nos engagements de campagne sont en très grande partie tenus, il en reste certains à réaliser. Vous avez dû le découvrir dans le bilan de mi-mandat de l’équipe, nous travaillons à tenir les 30% de promesses qu’il nous reste à tenir.

Les fêtes de fin d’année sont aussi le temps de penser à nos proches, nos parents, nos familles, à ceux que nous aimons. Il est le temps aussi de la compassion, de l’assistance et de la solidarité à l’égard de ceux d’entre-nous qui sont frappés par les aléas de la vie et qui ont besoin d’une main tendue de notre société.

Toutefois, la misère ne commence pas un 24 décembre pour finir dans les frimas du 1er janvier, elle est quotidienne, pour celles et ceux qui la subissent, elle se compte en semaines, en mois, en années.

À Viry-Chatillon, comme ailleurs, les drames humains existent, plus ou moins visibles, et nous veillons à trouver une solution à chaque accident de vie.

Il est un endroit apaisé où chaque personne en difficulté peut être accueillie, c’est le Centre Communal d’Action Sociale. Les agents du CCAS, dévoués et compétents, accueillent, écoutent, orientent avec bienveillance les Castelvirois qui sont dans la précarité.

En ces périodes de festivités où le froid s’installe, nul ne doit être laissé de côté, nul ne doit être négligé. Pour certains la solitude est devenue une amère compagne, pour d’autres les problèmes s’accumulent et l’urgence devient plus pressante.

Le CCAS et de nombreuses associations - Épicerie sociale ou solidaire, Le Secours catholique, Secours populaire, Croix Rouge…et bien d’autres - répondent présents chaque jour de l’année, 24h/24 pour apporter aide et réconfort aux Castelvirois en détresse.

Et puisque nous sommes en ces temps de fête, de partage, de joie, nous vous proposons de (re)découvrir les vertus et les bienfaits du don, en venant donner un coup de main bénévole lors des repas de Noël dans nos RPA ou dans les associations caritatives ou en faisant cadeau aux épiceries sociales et associations caritatives de denrées alimentaires, d’un jouet, d’un vêtement.

En ces temps de fête, soyons les petits ruisseaux qui font les rivières et, ainsi que le disait l’Abbé Pierre, « Le contraire de la misère ce n’est pas la richesse ; le contraire de la misère c’est le partage ». Enrichissons-nous de cette générosité qui caractérise si bien notre ville.

Toute l’équipe municipale majoritaire Ainsi va la Ville vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Marie Thérèse Vidal
Adjointe au maire déléguée à l’action sociale et aux solidarités
Ainsi va la ville

Tribune de l'opposition

La suppression de la taxe d'habitation : une augmentation du pouvoir d’achat

En France, le taux de prélèvement obligatoire est aujourd’hui supérieur de 10 points à la moyenne européenne. Les impôts pèsent ainsi sur le budget des Français de façon excessive, et parfois injuste. La suppression de la taxe d’habitation prévue dans la loi de finances pour 2018 s’inscrit pleinement dans la volonté du gouvernement de rendre du pouvoir d’achat à nos concitoyens. Pour les Français concernés, en fonction d’un critère de revenus, le montant de la taxe d’habitation diminuera progressivement pendant 3 ans : elle baissera de 30 % dès 2018, 65 % en 2019 et ne sera plus due au titre de la résidence principale d’ici 2020.

Pour rappel, cet impôt local concerne plus de 30 millions de foyers fiscaux et s’applique aux logements, y compris aux résidences secondaires, aux habitations non occupées, ainsi qu’à leurs dépendances. La taxe est due par tous, locataires comme propriétaires, qui pour ces derniers, doivent, - sauf cas d’exonération - s’acquitter en plus d’une taxe foncière. Si la cotisation normale de taxe d’habitation correspond à un impôt local: elle est déterminée par application à la valeur locative nette de l’habitation localisée, d’un taux global d’imposition, somme des taux votés par les collectivités locales, en revanche depuis de nombreuses années, elle s’est partiellement nationalisée par le jeu des dégrèvements et des exonérations. La moitié des contribuables ne paie plus ou ne paie que partiellement cet impôt qu’en fonction de leurs revenus, L’Etat verse en effet aux collectivités locales tout ou partie de la perte de recettes générée par le passage de l’impôt local assis sur le logement à l’impôt en fonction du revenu. Malgré la promesse du gouvernement de rembourser à l’euro près la perte de recette, les élus, habitués des promesses non tenues de l’État, et sachant trop bien que la compensation choisie ne comblerait qu’en partie le manque à gagner ont mis en avant le sacro- saint principe de libre administration des collectivités territoriales. Aussi, le gouvernement a prévu dans son projet de loi de finances de recourir à la méthode de dégrèvement, préservant ainsi le versement du produit fiscal aux communes. Les communes conserveront leur pouvoir en matière de taux et de détermination du produit global de taxe d’habitation.

Une étape supplémentaire de « nationalisation de la taxe d’habitation » est donc franchie avec une augmentation du nombre de contribuables dégrevés.

Face à la baisse des dotations d’Etat et à l’extension du millefeuille territorial, j’estime qu’il est plus que jamais nécessaire de donner plus de prévisibilité et plus de lisibilité sur l’évolution des ressources des collectivités territoriales en engageant une réflexion d’ensemble sur la fiscalité locale et sur l’ensemble du financement des communes , des intercommunalités, des départements, des régions et des métropoles.

Marie France Eeckhoudt
Non inscrite de Gauche
Groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens